Quand vouloir bien faire crée du doute

Aujourd’hui, de nombreux parents souhaitent profondément éduquer sans violence, dans le respect des émotions et des besoins de leur enfant. Et c’est une intention précieuse 💛

Pourtant, autour des VEO (Violences Éducatives Ordinaires), certains messages circulent de façon très anxiogène et finissent par semer le doute :

  • Ai-je le droit de dire non ?
  • Suis-je violent(e) si j’essuie la bouche de mon bébé ?
  • Est-ce grave de poser une limite claire ?

👉 Cet article a pour intention de ramener de la douceur, de la nuance et des repères sécurisants, pour les enfants… comme pour les parents.


Rappel doux et essentiel : que sont réellement les VEO ?

Les VEO désignent des violences physiques, verbales ou psychologiques banalisées, souvent héritées de modèles éducatifs anciens, qui portent atteinte à l’intégrité émotionnelle ou physique de l’enfant.

Les travaux de spécialistes comme Isabelle Filliozat, Catherine Gueguen ou encore Boris Cyrulnik rappellent que ces violences répétées activent durablement le stress toxique, avec un impact sur le développement du cerveau de l’enfant.

Exemples clairs de VEO :

  • Humilier, ridiculiser, rabaisser
  • Menacer ou faire peur intentionnellement
  • Punir de manière arbitraire ou humiliante
  • Violences physiques (fessées, tapes)
  • Nier ou invalider systématiquement les émotions

👉 Les VEO ne sont pas la frustration, ni le cadre, ni le mot “non”.


Ce que les neurosciences nous apprennent

Les neurosciences affectives et sociales montrent que le cerveau de l’enfant est immature, notamment au niveau du cortex préfrontal, siège de l’autorégulation, de l’inhibition et de la gestion des émotions (travaux d’Adele Diamond, Antonio Damasio).

👉 Cela signifie que :

  • l’enfant a besoin d’un adulte régulateur externe
  • le cadre posé avec calme rassure le système nerveux
  • l’absence de limites peut générer autant de stress que la dureté

Non, tout n’est pas violence

🧻 Essuyer la bouche d’un bébé : un acte de soin

Un bébé ne dispose pas encore des capacités motrices et neurologiques pour répondre seul à tous ses besoins. L’essuyer, le nettoyer, lui mettre une serviette relève du soin et de la co-régulation, pas de la violence.

Ce qui fait la différence, comme le rappelle Catherine Gueguen, ce n’est pas l’acte en soi, mais :

  • l’intention
  • la douceur du geste
  • la présence émotionnelle
  • la parole qui accompagne

🚫 Dire non, c’est sécurisant

Dire non, poser une limite ou interrompre un comportement dangereux ou inadapté fait partie du rôle fondamental du parent.

Les recherches en attachement (notamment John Bowlby, Mary Ainsworth) montrent que l’enfant se sent en sécurité lorsqu’il peut s’appuyer sur un adulte prévisible, cohérent et contenant.

👉 Un cadre clair et stable favorise la sécurité intérieure.


Bienveillance n’est pas laxisme

Être bienveillant, ce n’est pas tout autoriser ni s’effacer par peur de mal faire.

La bienveillance, selon les approches soutenues par les neurosciences, c’est :

  • accueillir l’émotion sans valider le comportement
  • reconnaître le besoin sans céder à tout
  • poser une limite sans crier, menacer ou humilier

Par exemple :

« Je vois que tu es très en colère. C’est difficile. Et en même temps, je ne suis pas d’accord pour ça. »


Le recadrage bienveillant : un cadeau pour l’enfant

Recadrer un enfant avec respect, c’est l’aider à :

  • structurer son cerveau émotionnel
  • développer ses compétences sociales
  • apprendre à tolérer la frustration

Comme le rappelle Boris Cyrulnik, la sécurité affective ne vient pas de l’absence de limites, mais de la qualité du lien dans le cadre posé.


Et les parents, dans tout ça ?

À force de vouloir être irréprochables, beaucoup de parents :

  • doutent de leurs gestes les plus simples
  • s’épuisent émotionnellement
  • se sentent constamment coupables

👉 Les neurosciences le confirment : un parent régulé vaut mieux qu’un parent parfait.


Pour conclure, avec beaucoup de douceur

✔ Éduquer sans violence, c’est possible
✔ Respecter les émotions, c’est essentiel
✔ Poser des limites, c’est sécurisant

La bienveillance n’est pas l’absence de cadre.
C’est un cadre posé avec conscience, respect et humanité, au service du développement émotionnel de l’enfant… et de l’équilibre du parent.


💬 Si ces questions vous traversent, je les aborde en profondeur lors de mon webinaire gratuit dédié à la parentalité, aux limites et à la bienveillance éclairée par les neurosciences.
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Magalie VAISSIERE – Coaching parental et familial


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